Monumenta-2011-Anish-Kapoor-0

Le Léviathan d’Anish Kapoor au Grand Palais, Paris

J’ai décidé de revenir sur une exposition évènement qui a eu lieu au mois de mai et juin de cette année et qui m’a beaucoup marqué.

Il s’agit du « Léviathan » que le plasticien-sculpteur Anish Kapoor a installé dans la gigantesque nef du Grand Palais lors de la session Monumenta 2011…

Pourquoi cette sculpture m’a marqué ?
Tout simplement parce qu’elle était une expérience en soit. Une expérience sensorielle et physique.

Tout d’abord, à peine entré dans le Grand Palais, on se trouvait dans la sculpture, le « Léviathan », une forme rouge, courbe, emplie d’espace et de vide.

Ici, le jour, pas d’éclairage artificiel, le soleil en passant par les verrières de la nef remplit son rôle.
La lumière naturelle étant très changeante en intensité, cette dernière transforme l’atmosphère de l’intérieur de la sculpture faite d’une bâche rouge ; on se croit alors dans une forme vivante, le Léviathan prend vie.

On se croit alors pour un être vivant à l’intérieur d’un autre être en vie, on se prend à revivre un passage de notre existence, cet épisode où nous nous trouvions dans le ventre de notre mère avant notre naissance.

On devient alors partie intégrante de cet être vivant et nous revivons alors un passage de notre existence, celui dont  il ne nous reste aucun souvenir, ces premiers mois de vie prénatale dans le ventre de notre mère.

Le Léviathan est immense, énorme, il nous dépasse, ses proportions sont hors-norme, nous ne sommes rien à côté de lui.

On se trouve dans le corps du Léviathan, l’espace principal, son ventre peut-être, et on peut y apercevoir trois autres immenses volumes, d’autres extrémités, mais qui ne nous sont pas accessibles.

Passé cette expérience prénatale, on sort de la sculpture, et nous nous retrouvons alors dans l’immense nef du Grand-Palais.
Là, le Léviathan parait encore plus immense. Il emplit littéralement l’espace.

On se rend alors compte que la sculpture a poussé depuis l’entrée du Grand Palais, s’est étirée en forme ovoïde, puis a continué sa croissance vers les trois parties de la Nef en se gonflant, de véritables sphères, presque jusqu’à la verrière, à 37m du sol.

Cette forme courbe prend à l’extérieur une couleur de métal, une sorte de bronze noir violacé, liquide, en suspension dans l’air. On ressent que cette forme peux encore pousser, évoluer, grandir alors que ses proportions paraissent déjà démesurées, en comparaison des visiteurs qui se trouvent à ses pieds.

 

Voici deux vidéos :
Dans la première, Vernissage.tv nous montre le Léviathan de l’extérieur et de l’intérieur avec une interview d’Anish Kapoor sur cette oeuvre.

Video & interview : Christophe Ecoffet

 

Dans la seconde, Artnet nous propose un entretien avec l’artiste, basé sur des questions d’ordre général :

Entretien : Melissa Unger & Gina Kehayoff ; images : Nikolaï Saoulski ; montage Nikolaï Saoulski & Gina Kehayoff ; traduction : Fiona van Brabandt & Emeline Loric

 

Il s’agissait de ma première expérience Monumenta, et elle ne m’a pas du tout laissé indifférent.
Je regrette d’ailleurs de ne pas avoir vu les trois installations précédentes.

Une chose est certaine, j’irai vivre l’expérience que nous proposera Daniel Buren l’année prochaine…

Oborobo.

 

One Comment

  1. Posted 1 décembre 2011 at 5 h 59 min | #

    You really found a way to make this whole proecss easier.

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