Oborobo_Melody-Gardot_Olympia_00

Melody Gardot à L’Olympia, Paris

 

Pour une fois je ne vais pas vous parler d’un livre, d’une exposition, ni même d’un nouveau concept architectural.
Non, je vais vous parler tout simplement de bonheur ! Pas de panique, je ne vais pas vous faire ici une thèse sur ce sujet, mais prendre juste le dernier exemple qui l’illustre parfaitement.
Que de mystère me direz vous.  Mais avant vérifions ce que le Larousse dit à propos du bonheur :

« Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents. »

Plus aucun doute, c’est exactement ce que j’ai ressenti le 17 avril dernier durant le concert de Melody Gardot, trouble mise à part, mais ce dernier fut positif.
Oborobo_Melody-Gardot_Olympia_01

Cette jeune artiste de jazz, née à Philadelphie en 1985, vient donc de terminer son 9ème Olympia … Cela laisse songeur lorsque l’on sait que sa carrière a débuté en 2005, soit il y a huit ans à peine. Je vous fais grâce ici des dizaines de concerts qu’elle a donné un peu partout en Europe et dans le monde.

Ce concert était le premier pour moi et très clairement j’y retournerai, tant j’ai aimé ce que j’ai vu, entendu, et ressenti. Au delà d’une scénographie parfaite, de musiciens hors pairs, et d’un répertoire à faire pâlir de jalousie certaines de ces consœurs, Melody est généreuse, sincère et spontanée.
Un petit coté « diva » vient compléter le personnage, au cas où vous auriez eu encore quelques réticences. Parler d’une Diva Jazz, ne serait pas trahir celles qui, dans le passé, eurent ce titre.

Oborobo_Melody-Gardot_Olympia_02

Je rajouterai même que Melody Gardot réinvente la diva du 21ème siècle et relègue au placard les versions édulcorées qui peuplent les pages des revues people à longueur d’année, et qui s’imaginent faire acte d’audace en dévoilant un sein, tout en confondant exigence et caprice.

Mais revenons au concert : Melody aime parler à son public, longuement même, ce qui est parfois déstabilisant. En effet nous ne sommes plus habitué à ces longs moments ou l’artiste, face à son public, livre l’histoire de l’une de ses chansons, parle de la manière dont sa carrière est née, ou encore nous confie à plusieurs reprises, l’amour immodéré qu’elle a pour la musique, pour les musiques, découvertes au hasard de ses voyages à travers le monde et qu’elle nous restitue, avec talent et sensibilité.

 

Oborobo_Melody-Gardot_Olympia_03

 

Melody a enregistré trois albums, les deux premiers, « Worrisome heart » ( 2008) et « My one and only thrill » (2009) sont très clairement orientés jazz, le dernier « The absence » sorti en 2012, fait une incursion dans ce que nous aimons appeler en France la « musique du monde ». On y retrouve bien entendu quelques titres de jazz, mais aussi des rythmes plus brésiliens, et même quelques notes africaines. Ce dernier album du reste est le fruit de ces différents voyages au Maroc, au Portugal, au Brésil, en Argentine et cela s’entend.
Ce dernier album est même probablement le plus intime de l’artiste, on pourrait même parler ici d’introspection.

Pour ceux qui auraient raté Melody Gardot en avril, un autre concert est prévu le 12 juillet prochain, à nouveau à l’Olympia.
Si vous aimez les versions très longues et ou les ré-orchestrations des titres que vous appréciez, alors vous serez comblés, car ce concert fut bien plus qu’un ‘live », il fut avant tout une réinterprétation hors pair d’un répertoire déjà mythique.

Oborobo_Melody-Gardot_Olympia_04

Oborobo.

Toutes les photos de cet articles sont tirées du site Ziknation.

 

Postez un commentaire

Votre email se sera jamais publié ou partagé. Champs requis *

*
*